Caporal chef Antoine Brochu, Caméra de combat des Forces armées canadiennes
Les membres du groupe de travail terrestre NUNAKPUT se rendent à leur poste d’observation pendant l’opération NANOOK-NUNAKPUT près de Pond Inlet, au Nunavut, le 9 septembre 2025.
Le numéro 26.1 revient au contenu diversifié de la part de contributions régulières, suite à une série de numéros spéciaux du volume 25. Le numéro 25.1 à l’occasion du 25e anniversaire de la RMC proposait une analyse approfondie du leadership et des concepts fondés sur le caractère dans L’esprit combatif pour complémenter le nouvel éthos des FAC; le numéro 25.2 en collaboration avec nos collègues du Centre d’excellence Dallaire pour la paix et la sécurité afin de mettre en valeur la sécurité humaine ; le numéro 25.3 sur l’Arctique, la sécurité humaine, les perspectives historiques, la résilience et un article d’expérience vécue lié à la photo de couverture, mettant en vedette l’œuvre d’art originale de l’adjudant-maître (retraité) Robert Bradley; le numéro 25.4 a exploré les engagements du partage des charges au sein de l’OTAN.
Le numéro 26.1 de la RMC présente des articles sur l’aviation, les collèges militaires du Canada (CMC), l’innovation et l’évaluation, l’histoire, ainsi qu’une recension du livre The Enduring Crown Commonwealth : The Past, Present, and Future of the UK-Canada-ANZ Alliance and Why It Matters. Deux articles au sujet de l’aviation abordent les façons dont le Canada de demain peut bénéficier de la technologie et des stratégies du passé. Les amateurs de radars qui se souviennent du moment où les radars transhorizon (OTHR) « arctique » et « polaire » ont été déployés pour la première fois s’intéresseront sans doute à l’article d’Alexander Michael Daniel « Radar transhorizon : surmonter le défi de l’aurore ». L’article démystifie l’annonce de juin 2022 concernant le déploiement d’un « Système de surveillance des voies d’approche du Nord » visant à moderniser le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD). Cette initiative repose sur une ancienne technologie d’OTHR. M. Daniel met en doute le bien-fondé de la modernisation de cette technologie.
Suite à la publication du gouvernement du Canada d’une Stratégie pour l’Indo-Pacifique et des priorités en matière d’engagement, le capitaine M. K. O’Brien rappelle de tenir compte de l’historique de l’engagement du Canada dans la région indo-pacifique. L’article intitulé « Comment le passé de l’aviation canadienne dans l’Indo-Pacifique pe ut façonner son avenir », souligne certains des engagements passés du Canada dans la région : la patrouille maritime, le transport en Birmanie et les vols vers la Chine.
Le sujet de la modernisation est également abordé dans l’article de Davis intitulé « Innovation dès la conception : Une stratégie de conception créative pour les Forces armées canadiennes ». Ayant formulé des plans visant à favoriser une « culture d’innovation » et repris cette stratégie dans la politique de défense renouvelée, Notre Nord fort et libre, le gouvernement du Canada a élaboré deux programmes d’innovation. Bien qu’elle soit bien intentionnée, Davis soutient que la stratégie ne tient pas compte de la capacité interne des FAC à innover. L’ « innovation » n’est pas forcément ce qui vient à l’esprit en premier lorsqu’on parle des ministères du gouvernement. Pourtant, les forces armées sont nécessairement en constante transformation pour s’adapter à un environnement de sécurité en plein changement. En se référant à plusieurs modèles de conception et d’organisation, Davis propose que les FAC pourraient devenir une « organisation véritablement novatrice, avec une culture qui préconise l’innovation », pourvu que les conditions soient favorables. Quelles sont ces conditions? L’article les présente.
Dans un clin d’œil au numéro 23.2 sur les CMC, le présent numéro comprend deux articles qui analysent comment ces institutions forment des leaders et des experts résilients de la Profession des armes. Les deux articles posent une question que posait initialement le rapport Withers en 1998: Quel type d’officier subalterne devraient générer les CMC ? Chérif, Wilkin et Townson soutiennent qu’il s’agit de membres résilients des FAC. « L’antifragilité dans les collèges militaires du Canada : Le programme Résilience Plus » décrit comment le programme Résilience Plus forme et prépare des aspm et des élof psychologiquement sains pour devenir des leaders antifragiles. Le programme Résilience a été élaboré en gardant à l’esprit les valeurs fondamentales des CMC et comprend cinq composantes : la recherche, l’éducation, la formation, le mentorat et l’encadrement. L’article donne un aperçu de la façon dont le programme a été mis en œuvre dans les CMC et examine certaines conclusions préliminaires.
Dans « Les soldats de Schrödinger : Examiner comment et pourquoi les collèges militaires créent des “experts” dans la profession des armes », le major Fejes, Ph. D., soutient que les CMC devraient former des officiers qui sont des experts de la profession des armes, en fonction d’une éducation fondée sur les connaissances afin que les futurs leaders des FAC puissent mettre en pratique leurs compétences dans de nouvelles situations, au de scénarios à partir desquels ils ont été formés. L’attente selon laquelle les officiers subalternes devraient être formés à la fois pour suivre rapidement les ordres et pour utiliser les 40 crédits d’un diplôme de premier cycle pour réfléchir de façon critique met en évidence une tension similaire à l’expérience de la pensée de Schrödinger, dans laquelle un chat était à la fois mort et vivant. Pareillement, les diplômés des CMC ne peuvent pas être les deux à la fois. Pourtant, les attentes actuelles laissent entendre qu’ils devraient être des penseurs critiques qui suivent rapidement et efficacement des ordres légaux. Pour atténuer ces tensions, Fejes propose que les CMC reçoivent un mandat plus clair, axé davantage sur l’éducation.
Comment mesurer le rendement des officiers subalternes qui ont étudié aux CMC ? Dans leur article intitulé « : Mesure du rendement du Système de gestion du personnel militaire du Canada », les auteurs Hlywa, Hachey et Urban décrivent le processus utilisé pour élaborer le cadre de mesure du rendement des FAC. « Ce qui est mesuré est géré », et donc la capacité de cerner les points forts et les points à améliorer devrait améliorer les résultats. Ces articles se veulent un aperçu de l’évolution des FAC. À quoi pensaient les créateurs du système de gestion du rendement lorsqu’ils ont élaboré le programme? Quels problèmes ont-ils rencontrés? Cet article résume également les leçons retenues.
Au sujet de l’innovation et du développement au sein de la communauté canadienne de la défense, l’associé de recherche au Collège de la défense de l’OTAN, la professeure Bessma Momani et son collègue le professeur Michele Mosca expliquent comment la technologie quantique transforme le potentiel de la collecte des renseignements en défense et sécurité. « Technologies quantiques en défense et sécurité du renseignement » réclame un investissement accru dans la recherche et le développement quantique.
Les leçons retenues orientent également la section de ce numéro sur l’histoire militaire. L’article rédigé par le major Bryce Simpson, « La Deuxième guerre sans batailles : Dissuasion de l’armée canadienne en Allemagne (1951-1993) et en Lettonie (2017– aujourd’hui) » analyse l’expérience de l’Armée canadienne en matière de dissuasion en Allemagne de 1951 à 1993. Il explore la pertinence des leçons retenues au sujet de la stratégie, de la doctrine, de l’équipement, du maintien en puissance et des questions liées au personnel à la mission contemporaine Op Réassurance en Lettonie.
Une critique du livre intitulé The Enduring Crown Commonwealth : The Past, Present, and Future of the UK-Canada-ANZ Alliance et Why It Matters (en anglais seulement) conclut ce numéro.
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